
Ou L’illusion du corps enraciné
L’homme marche, transporte, trace les routes, s’immisce dans les brèches et recoins inaccessibles, creuse, relie. Il construit son identité comme il construit sa mémoire par synapses. Sédentaire, malgré lui, ses prolongements ne s’enfouissent pas dans le sol, la métaphore de la racine se trouvant illusoire, il foule la terre.
Le contexte actuel, nouveau, semble exclure la diversité ou du moins forcer le reniement d’une part identitaire pour emprunter celle de l’autre (infime portion de l’être, tant il est évident que l’être est multiple dans son unicité), s’apparente à un lissage.
Comme si les aspérités d’un tableau ne seraient mises en évidence que par un seul éclairage.
Pathologie et cuisine de l’identité
Comme s’il existait des modèles, des recettes immuables- « Top-modèle photoshop » et « Saveurs Marie et Madame Poulard »
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